lundi 18 mai 2026

Ciel entoilé



/Nécropole des poètes et des peintres
Ficelle, clous, sweat-shirt du peintre, acrylique sur châssis 50/61cm

Danses nocturne - Sylvia Plath (1932-1963)

Un sourire est tombé dans l’herbe
Irrattrapable

Et tes danses nocturnes où iront-elles se perdre. Dans les mathématiques ?

De tels bonds, des spirales si pures —
Cela doit voyager

Pour toujours de par le monde, je ne resterai donc pas
totalement privée de beauté, il y a ce don

De ton petit souffle, l’odeur d’herbe
Mouillée de ton sommeil, les lys , les lys.

Leur chair ne tolère aucun contact.
Plis glacés d’amour-propre, l’arum,

Le tigre occupé de sa parure —
Robe mouchetée, déploiement de pétales brûlants,

Tes comètes
Ont un tel espace à traverser,

Tant de froid et d’oubli.
Alors les gestes se défond —

Humains et chauds et leur éclat
Saigne et s’émiette

A travers les noires amnésies du ciel.
Pourquoi me donne-t-on

Ces lampes, ces planètes
Qui tombent comme des bénédictions, des flocons —
Paillettes blanches, alvéoles

Sur mes yeux, ma bouche, mes cheveux —

Qui me touchent puis disparaissent à tout jamais.

Nulle part.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire